Jean-Pierre Bocquet

Le sonnet du jour: Au voyageur du genre humain.

 

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Au voyageur du genre humain.

 

 

À l’écart des sentiers battus par la bêtise

Et la bestialité, d’un rire impénitent,

Ajustant à jamais son propre Emploi du Temps

Et son pas de côté, n’en faisant qu’à sa guise,

 

Le plus humble de tous, fuyant ceux qui courtisent,

Le profileur de l’art sur tous les continents

Retourne à la matrice, à la terre d’antan

Se mêler à la glaise au milieu des cytises.

 

Michel tissait son œuvre et lissait en silence

La Modification de sa propre existence,

Il fréquentait le beau, délivrait un trésor.

 

Mais désormais Michel demande une dispense

Nous laissant un sourire, un bouquet de jouvence

Et sa barbe fleuri(e) d’invisible mentor.

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Le sonnet du jour: À vos côtés

La-chaine-dunion

À vos côtés…

 

 

Dans la chaîne où nos bras librement s’entrelacent,

Tous nos corps en équerre arrimés par nos mains

Figurent en silence un avenir humain

De force et de beauté, de conscience sagace.

 

Dans la chaîne où nos cœurs sont  couronne et rosace,

Où rayonne l’amour qu’on partage en chemin,

Où s’écrit boucle à boucle un secret parchemin,

Je vis à l’unisson des regards qui s’embrassent.

 

Dans la chaîne autrefois, naguère, hier encore,

Frère de bras, de mains et de cœurs que j’adore

Pour que règne la paix, j’ai veillé vaillamment.

 

Les anciens ne sont plus, je me les remémore,

Et je sais qu’après moi d’autres vivront d’aurores

Mais la chaîne vaut bien qu’on lui prête serment.

 

* image lecridupeuple.org

 

Interview

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PA310011Au Salon Maçonnique du Livre de Paris

( vu sur Facebook)

 

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LA MORT REFLEURIRA

La mort refleurira

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph entre en révolte contre l’ordre du temps et des choses qui nous lamine. Après une enfance de misère matérielle et d’humiliations, il a subi les affres des deux guerres, la mort de son frère, la maladie de sa femme Élise...

 

 

 

La  rébellion d'un homme qui dérange tous les mesquins qui gravitent autour de lui, lâches et égoïstes, qui s'entendent dans la haine de l'autre.  

LA MORT REFLEURIRA nous emmène à la frontière de l’essai philosophique et du roman noir.

Disponible sur Abysses éditions    ou directement auprès de Jean-Pierre Bocquet ( salons, rencontres, voir "prochaines dédicaces")

 

 

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PROCHAINES DÉDICACES ou interventions:septembre,octobre,novembre, décembre...

 

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(dates connues à ce jour, calendrier qui sera complété régulièrement)

  

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La mort refleurira

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GM

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Samedi 24 septembre 2016: Salon du polar de TEMPLEMARS

Templemars 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

affiche 2016

 

Dimanche 09 octobre 2016: Théodolivres, à TETEGHEM

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 5 et dimanche 6 novembre 2016: Salon du livre de COUDEKERQUE-BRANCHE.

CDK Branche 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 26 novembre 2016: Salon du livre de LOOS, 10h-18h. salle  Gaston Caby.

 

Jeudi 8 décembre 2016: Maison de quartier du Méridien (rue de Cambrai), DUNKERQUE-MALO à partir de 14h30, Conférence: "l'écriture: thérapie ou addiction?"

 

Ouvrages disponibles également chez votre libraire ou sur Amazon, ou sur fnac.com ou furet.com

En Belgique: à La Cale Sèche  ( Bruxelles)

chez votre libraire ou sur le net: E. Leclercq, Le FuretAmazon,  Cultura, Fnac,  Gibert JosephCufay  Décitre  etc.

Pour le Canada: Archambault ,Buro Plus ( mosaïque les libraires),Renaud Bray, Amazon.

Pour la Suisse, Payot Libraire.

Pour l'Espagne: ICI .

 


Le sonnet du jour: Être ou ne pas être?

 

Teviec crâne

 

Être ou ne pas être

 

Un cadavre esseulé au fond d’un vieux caveau

Et saturé de vers, désespérait de boire,

Il n’avait pour tout bien qu’un semblant de ciboire

Marbré de pain moisi et pas même un peu d’eau.

 

Un cadavre crissait, broyé sous le fardeau

Des gravats concassés en ce lieu de mémoire

Où ne vont banqueter que la Mort et les Moires

Décomposant nos chairs en guise de cadeaux.

 

Et tandis que la pierre écrasait le défunt

Fleurissait son image en bouquets, en parfums

Aspergés de flots d’eau, en brocs propitiatoires

 

Dans son coin peut pleurer le cadavre en lambeaux,

Il ne vaut plus la goutte, il ne fait plus le beau…

Sa tombe vit de fleurs, à lui tous les déboires.

* photo Wikipedia: Crâne de la  sépulture de Téviec. Femme de 25 à 35 ans morte de mort violente avec nombreuses fracture du crâne et lésions osseuses lié à des impacts de flèche. Etage :Mésolithique (-6740 à -5680 avant notre ère) Localité : TÉVIEC (ou THEVIEC) Morbihan France.Museum de Toulouse

De ma fenêtre

dunkerque1

La ville autour de moi s'étale en toits de tuile
Qu'estompe au crépuscule un assoupissement
Ajouré d'éclairage et propice aux amants
Que l'escrime d'aimer épuise en mots hostiles.

Je cherche dans la nuit où l'ennui se faufile
Un semblant de mensonge à croire éperdument,
Un rêve auréolé, l'étoile au firmament,
Dans le ciel où ne luit qu'un dieu borgne et fossile.

Je cherche et je ne sais dans la triste pénombre
Ce que révèlera ce regard fixe et sombre
Qui s'enlise au ponant et semble m'oublier.

Je relis mon énigme et les sinistres nombres;
J'ai le cœur empierré, figé dans les décombres;
Qu'ai-je fait des outils, des gants, du tablier?

Dire pour ne pas faire

Comment-est-nee-la-journee-de-la-femme

La journée de la femme s'éloigne. On aura eu droit aux mêmes constats, statistiques, hypocrites déplorations que tous les ans. Mais, au-delà des mots et des postures, qu'est-ce qui va changer? On changera simplement d'année...

Au train où vont les choses...

train et vaches


Il paraît que les vaches ruminent en regardant les trains passer. Au Salon de l'agriculture, trains pour trains, elles verront défiler les leaders politiques avec leurs trains de mesures...

Ailleurs

pas mer

Là-bas le vagabond, dans sa verte cambuse
Ouverte aux quatre vents comme aux quatre chemins
S'enlumine où s'écrit son secret parchemin
À l'écart de l'écueil des promesses confuses.
 
Là-bas le vagabond, quand les salauds l'accusent
De leur polluer l'air, de leur tendre la main,
Et de briser l'élan de leurs pieux lendemains
Vit enfin libéré des prières profuses.
 
Cheminant le matin sur ses arpents fertiles
Levés dans un vallon et nourris d'eaux labiles,
Il suit sa bonne étoile et connaît son destin.
 
Et s'il devait mourir un jour avant son heure,
Happé par l'océan plutôt qu'en sa demeure
Il ouvrirait les bras à ce dieu clandestin.