Un grand maître dunkerquois: le quatrain du jour
Nouveau thriller: sortie prévue début février, dernier quatrain...Tous les quatrains ( 1 par jour depuis le 6 novembre, en rapport avec le thriller) se retrouvent à la rubrique"Un grand maître dunkerquois: accouchement programmé".
quatrain n° 82.
En ces préparatifs de joyeuses ripailles
Le grand maître apparaît, on l'accouche en liesse ;
Des quatrains sibyllins se finit la grossesse ;
Victime et meurtrier vagissent sur la paille.
Un grand maître dunkerquois: accouchement programmé
En attendant la sortie de " Un grand maître dunkerquois", je vous proposais un quatrain par jour, en rapport direct avec ce thriller! 1er quatrain le 6/11/2011, dernier le 25/01/2012.
1.
Quand février viendra, juste avant le carême,
Sur l'autel et l'étal des carnes qu'on encense
Sur les fonts baptismaux, bravant les anathèmes,
Un thriller j'offrirai, d'angoisse et d'indécence.
2.
À l'angle des labours, d'un stylet vermillon
Dans l'écrin du Royaert j'ai gravé mon thriller
Et non loin des Royaerts, rouges rhétoriqueurs,
J'ai parfumé de crime le soc et le sillon.
3.
Sur la digue à Malo notre assassin stratège
Arbore innocemment son profil anodin
Et se fige en miroir des madones qu’il piège
Les berçant de désirs jusqu’au moment soudain.
4.
Des fous emportements qui chantent ses victimes
Mon esthète assassin m’a susurré les rimes,
C’est lui qui, souverain, célébrant chaque crime
Burine ce thriller où ma plume s’arrime.
5.
Ce quatrain quotidien qui ne nourrit personne
Est comme un coup de com, une chorégraphie,
Comme un progestatif qu’aux lecteurs je confie
Pour fêter le thriller que Ravet nous bichonne.
6.
(clin d’œil à Gilles Guillon)
Guillo(n)chons ce thriller et parons-le d’un titre
Où le fil de la mort s’entrecroise en desseins ;
Agiles, décorons de couronne et de mitre
L’ombilical bandeau où vagit l’assassin.
7.
Des mots enchevêtrés essartant ma mémoire,
J’ai fleuri la ramure et les arborescences
Du crime en frondaisons, de l’ADN notoire
Qui tissent mon thriller promis à la naissance.
8.
Commissaire atavique aux tendres commissures
C’est à la fin des mots que le sens apparaît
Que le mal ou le bien se dessinent d’un trait
Et qu’un air de thriller commet ses forfaitures.
9.
Comme vous, comme moi, le tueur que j’enfante
Ne se connaît vraiment que dans ses obsessions ;
Et même s’il occit la reine ou bien l’infante,
Il lui faut avant tout le faire à sa façon.
10.
J’ai commencé la phrase, j’ai marmonné le mot
D’où surgit le pervers du crâne d’un marmot
Naguère si câlin et même si aimable…
Mais l’enfer est toujours au centre de la fable.
11.
Ô jours écervelés, semaine de délire
Où Dieu forgea le monde et tout le saint frusquin!
Est-ce Dieu qui pourtant nous forgea l’assassin
Et l’homme si pervers ? Aux lecteurs de le dire.
12.
Si ma douce Florence, au Royaert héroïne,
Était un talisman, un brin de marjolaine,
Pour arracher Florence aux geôles mexicaines,
Aux geôliers j’offrirais mon thriller en sourdine.
13.
Au fond du labyrinthe où gît ce que nous sommes,
Le monstre abasourdi de nos songes malsains,
Je suis allé fouiller l’ambivalent syndrome
Qui nourrit le polar : le crime et l’argousin.
14.
Prenez un Tartempion pétri d’insignifiance
Mettez à mijoter l’avorton prédateur
Sa panse farcissez d’un tropisme de transe
Voilà de quoi servir des tranches de thriller.
15.
L’aliboron Delambre en son commissariat
Sous le poids des arias se cabre et se démène.
Pour cet âne qui brait, j’ai commis les arias
Du macabre opéra d’un assassin amène.
16.
Émule de Tintin, et d’un flair de Milou,
L’astucieux Dubois dans l’enquête s’immisce ;
Pour coincer le coupable il agit en coulisse
Et tend les traquenards où s’enferre le loup.
17.
Un thriller pimenté a tout d’une entrecôte
Que le lecteur dévore, et son œil insatiable
D’intrigue et d’enquêteur, de coupable à la table,
Se repaît du suspens que cuisine son hôte.
18.
Effeuillant du thriller chaque page gravide,
Le lecteur à l’affût s’absout de sa méprise,
Car le vrai prédateur, autant qu’on se le dise,
Plus que le psychopathe est le lecteur avide.
19.
Un vieil air de Souchon comme une cavatine
Se fredonne à Malo, à Bray-Dunes s’envole…
Mieux vaudrait ce refrain aux lèvres assassines
De mon serial killer que pieuses fariboles.
20.
A Hegel, qui affirmait que le mal est autant dans notre regard que dans le monde alentour.
Hegel, si tu voyais les carnations exquises
Qu’écorche mon killer, bariolant à sa guise
Ses macabres tableaux, tu t’enfuirais hagard,
Philosophe effaré, maudissant ce regard.
21.
Secret cérémoniaire à l’antre des encens,
Le manque a façonné, fossilisé ton rêve.
Le sexe en déshérence et l’obsession sans trêve
Frelatent ta prière en sacrifiant le sang.
22.
L’on dit le chat cruel, satanique on le nomme,
On le pressent pressé de fossoyer les tombes ;
Mais ce sphinx cauteleux habile en hécatombes
N’a rien de ce killer qui sommeille en tout homme.
23.
Sous l’esquif du récit qui vogue à l’aventure
Promis aux vents mauvais et loin de ses amarres
Le maelström prend au mot l’écrivain qui le narre
Creusant le flot malsain où l’assassin perdure.
24.
Au festin du thriller, les mots en ribambelle
Ripaillent en riant, convives de luxure,
D’angoisse coruscante et de cuissots de belles…
Et se goinfrent les mots sans souci de censure.
25.
Sourcilleux zélateur du temps de l’Ecclésiaste,
Mon pervers scrupuleux un temps pour tout proclame
Et s’arroge en chantant un temps pour chaque femme
Qu’il consacre à la mort sous le ciel enthousiaste.
26.
Le crâne est un sépulcre où lentement pourrissent
Des bonheurs entrevus les rameaux, les esquisses ;
La sanieuse obsession de partout le lézarde,
Figurant au pervers la royale camarde.
27.
Sur l’étal du pervers fleurissent à foison
L’article de la mort et ses sombres poisons ;
Et ce bel éventaire a ses exhalaisons
De couronne macabre aux sinistres raisons.
28.
La cruauté, l’inceste et l’ignoble cortège
D’orgie et de noirceur, d’antiques bacchanales
Ne sont que faible écho, prélude au florilège
Qu’un tueur déjanté promet à nos annales.
29.
Comme un os à ronger, ce quatrain que je lance
Aux limiers du matin cèle encore un indice
Et sa moelle a de quoi, criminelle substance,
Alimenter l’enquête aux errances propice.
29 bis.
(Pour Marilyne)
Comme un os à ronger, ce quatrain que je lance
Aux limiers du matin cèle encore un indice
A flairer de concert dans sa moelle propice.
Marilyne a de quoi sublimer sa sapience.
30.
(S’il fréquentait Facebook, s’il lisait ce quatrain, il se reconnaîtrait)
Usant du mot qui sied et du pervers idoine
De Maître Capello mon thriller s’autorise ;
Les coups de l’assassin que le style dédouane
Valent mieux qu’au jaloux son insigne bêtise.
31.
Sans les tas de raison de la raison d’état,
C’est l’unique raison d’arraisonner l’inique
Qui fait débat de mort de l’amour sans ébats.
Le cynique assassin, c’est l’assassin scénique.
32.
Si le préfet des mœurs croisait mon assassin
Il tresserait couronne au roi des apparences,
Accordant son blanc-seing aux silencieux desseins
Du Tartuffe affairé à tuer en silence.
33.
Le lecteur omniscient de mon thriller atroce
Sait tout de mes ressorts mais n’en maîtrise aucun.
À moi de décider le train de ce carrosse
Où l’amour et la mort enlacés ne font qu’un.
34.
Quand le divin marquis derrière ses barreaux
Rêvassait comme un moine aux sadiques sévices,
Il songeait qu’un tueur aux plaisirs subreptices,
Pétri de componction, s’en ferait le héraut.
35.
Tout est drogue aujourd’hui, addiction tyrannique .
L’invisible chimie imprime ses fantasmes.
Le tueur asservi régenté par ses spasmes
Est l’acolyte hélas de la mort qui le nique.
36.
Simiesque façonnier qui croit que Dieu l'imite,
Mon pervers s'autorise à franchir les limites
Du mot blasphématoire et des jeux illicites ;
Et croyant ce qu'il singe, il feint ce qu'il récite.
37.
Comme un tableau flamand où la Barbe en icône,
En madone incolore à la mort se résigne,
Le crime a ses Van Eyck, ses peintres qui nous signent
Les saints enfermements des femmes qu’on détrône.
38.
James EnsorLa Mort et les masques© ADAGP, Paris - photo MAMAC Liège
Les masques singuliers que nous bariole Ensor
En fresque d’avinés et fantasques fantoches
Semblent suinter la mort, complices et consorts
D’une invisible main aux fatales bamboches.
39.
En funeste arpenteur sur les sentiers obliques,
L’assassin sait déjà les moments, les secondes
Et les coups à mûrir en savantes répliques
Pour glorifier les pas de sa marche féconde.
40.
Si chuintaient les cheveux et bruissaient en rebelles,
Ces cheveux que l'on coupe en deux ou même en quatre
Et qu'un coup de balai destine à la poubelle,
L'histoire on bouclerait de la reine d’albâtre.
41.
Imaginons la rime en quête d’un indice
Et qui s’arrime, sûre, aux mots de la césure ;
Sous le vocable lisse et faux qui la rassure,
Elle accole Fabrice en s’éprenant du vice.
42.
Dans la fidélité ou bien dans l'inconstance,
L'amant ressasse en vain ces satanés poncifs
Tandis que le pervers a trouvé d'autres stances
qu'il fredonne en tuant, compulsif et pensif.
43.
Quand il s’agit, pervers, de prendre dans tes rets,
Tu prends d’abord attache et de là tu prends langue
En rêvant, prédateur, de la victime exsangue,
Enfin prise et rendue à tes sombres arrêts.
44.
Intrigué, l’enquêteur a médité Descartes,
Imité sa méthode et pratiqué le doute
Pour décrypter du jeu les règles et les cartes
De la reine et du roi d’un tarot qu’il redoute.
45.
Méprisant ce Zénon que brise l’aporie,
Jouant au maître queux et se croyant grand clerc,
Mon ténébreux tueur, aux vanités pourries,
Se veut maître de tout, et sans en avoir l’air.
46.
S’il fallait à mon fou bluffer la jeune Anglaise,
Son broken heart dirait « Oh, you can count on me! »
Mais le compte à rebours de l’éphémère ami
Égrènerait la mort sous l’affable fadaise.
47.
Scénariste attentif de l’ultime voyage
De celle qui croyant à tout son cinéma
Se fit embobiner,l’assassin se dégage
Par un œil virtuel de ce qui l’anima.
48.
L’infirmière impuissante à soulager les maux
Du Narcisse avili, fiévreux de majesté,
A cru que son amour par ses mots attesté
Le mettrait sur les rangs de ses amants normaux.
49.
Qu’il eût souverain père et sans doute un peu ponte,
La combine ordinaire eût comblé mon profane.
Mais ce qui lui manqua lui fit régler ses comptes
Dans des dérivatifs aux insanes arcanes.
50.
D’Amérique autrefois et bientôt de Béthune,
Une Berthe posthume et pourtant importune
Irritait mon tueur jaloux de sa fortune.
Car l'estime elle avait sans avoir de la tune.
51.(Noël)
C'est le jour de Noël, la paix des hallebardes,
La dinde est à farcir et pour le coup marron .
D'un œil concupiscent, d'une langue de barde,
Un dévot psychopathe encense son giron.
52.
L'enquêteur est prudent mais la femme intrépide
Sait qu'il faut appâter et qu'une bonne pêche
Commence dans le choix des lignes et de l'esche...
Pour ferrer le tueur, c'est elle qui décide.
53.
C'est dans la seule Iseut , sous l'effet du breuvage,
Que Tristan vénérait l'éternel féminin.
Tandis que Don Juan s'y refusait, volage...
Mon tueur a sa clé, son pernicieux venin.
54.
Si l'amour est morsure et lèvres qui dévorent
Les corps abandonnés aux folles possessions,
Il est aussi prélude aux cernes de l'aurore
Et mémoire en émoi de son exécution.
55.
Quand l'enquêteur patauge, il implore Archimède,
Se coule dans son bain et rêve d’eurêka,
Mais c'est faux que ça baigne et ce n'est pas le cas,
Delambre sans Dubois n'a jamais le remède.
56.
Le vielleur au chien, Georges De La Tour. ( au musée de Bergues)
Un jour, n’y prenant garde, en divaguant à Bergues,
Mon tueur fasciné par le chien de La Tour
S’étonnerait soudain de quelques mots d’amour
Et de son cœur ému par l’insolite exergue.
57.
C'est parfois trois fois rien, un post-it, un chapeau,
Qui pousse un enquêteur à branler tout son monde,
Classiquement s'entend. Mais le tueur immonde
Agit en tapinois et sans laisser de peau.
58.
En ce jour de l'an neuf, promis à ce berceau
Dont l'imprimeur aussi prévoit la couverture,
Mon polar policé de Ravet et d'Anceau
Vous vagit à son tour ses vœux de filature.
59.
Nul besoin suranné de la philologie
Pour jouer aux prénoms de certains personnages.
Et de l'enfant prodigue à la fille au logis
Il suffit à l'auteur de lorgner l'entourage.
60.
Si morale il y a dans un scabreux roman
C'est dans le juste choix d'un prénom d'héroïne,
Symbole d'innocence et d'iniques tourments
Ce prénom c'est la fleur que ma plume dessine.
61.
Vingt-quatre divisions et du jour vingt-quatre heures ;
Sur la règle tu temps où le rite se lit
Le tueur mesurant ses atroces délits
Achoppe et remet ça, se leurrant de ses leurres.
62.
Inceste, cruauté et ballets de bacchantes
Ne sont qu'échos lointains des antiques noirceurs
Et que lointain prélude au pervers qui décante
Dans ses fantasmes fous la gangue de l'horreur.
63.
À foison les raisons de tuer qui nous croise
S'entrecroisent au fil des lubies vagabondes.
Et quand ces raisons-là en déraison abondent
Le plus falot péquin va de l'esse à la crase.
64.
Voilà l’Épiphanie et les rois qui se tirent,
La couronne à porter, la galette et la fève,
La reine en ses atours, la reine dont on rêve...
Mais le roi devient fou et cède à son délire.
65.
L'enquêteur le dimanch(e) n'aspir(e) pas au repos,
Il sait bien qu'ils sont longs, pénibles les efforts
De la tâche à mener pour se payer la peau
Du meurtrier qui court, aux traquenards retors.
66.
Le polar a ses mots, son signe et ses figures
Qu'il nous faut pénétrer comme des géomètres,
Mesurant au compas le tracé des augures,
À l'équerre alignant ce qu'on risque d'omettre.
67.
Il paraît qu'à Dainville un canard sans vergogne
Pourrait tremper son bec dans les becques flamandes
Et livrer comme un scoop de mon tueur la trogne...
Certains l'ont annoncé sans que je le quémande.
68.
L'inspecteur confirmé fait parler le cadavre
Mais s'il est passé maître en cet art d'haruspice
Il reste un apprenti quand les morts se tapissent
Loin de son grain de sel et qu'un autre les poivre.
69.
Aléatoires pions des damiers de rancunes
À notre insu poussés par des forces sans nombre
On se croit tout puissant, et plutôt trois fois qu'une,
Alors que le grand maître est dans la bouche d'ombre.
70.
On voulait le cacher en ces temps délétères
Mais dans chaque édito c'est le scoop à venir
Ce n'est plus un secret ; Dunkerque a son affaire,
Un grand maître à juger, si l'on peut le saisir.
71.
Quand la chair et les os connaissent la rupture,
Quand vacille la vie et s'en va à vau-l'ea:u,
Quand le fol assassin est aussi mégalo,
Le vice s'avilit jusqu'à la démesure.
72.
Qu'est devenu le temps du gorille sagace
Qui se dépucelait aux plis du magistrat ?
Chacun sait que se perd tout ce qu'enregistra
Georges, quand l'impuissant de pucelles s'agace.
73.:
Si l'enquêteur féru des plus vieilles légendes
Savait que steak et peur sont saisis de ce bleu
Qui teinte aussi la barbe et les rêves morbleu !
Il saurait cuisiner un roi de contrebande.
74.
Les petits chats parfois, heureux qu'on les cajole,
Font fête à la mégère et ronronnent gaiement
Tandis que la victime emmurée dans sa geôle
S'apprivoise à la mort, s'en nourrit doucement.
75.
La mort parfois s'invite aux ténébreuses berges
D'un lac abandonné où la victime étrange
Faiblement dans le froid, dans la neige et la fange
Est l'ombre du remords de la mort qui gamberge.
76.
Quand l'enquête a besoin , pour lui servir d'expert,
D'un œil observateur et sûr de son affaire,
L'oculaire étalon auquel on se réfère
Observe ses clients sans commettre d'impairs.
77.
On a les coups qu'on peut, mais les coups de François
Ne sont pas ceux du père et s'il remplit la coupe
C'est dans la dévotion aux amours qu'il découpe
En couplets si fervents qu'ils nous laissent pantois.
78.
Petit Chaperon Rouge a rencontré le loup
Si joli, si discret, d'un commerce agréable
Et bien plus prévenant que le mâle insatiable...
Un loup passé grand maître en matière de coups.
79.
Ce discret séducteur pour qui chacune en pince,
Dévorée de désir, sous le charme et mordue,
Se promet d'accomplir sous ses airs de bon prince
Le salace projet des amours défendues.
80.
Ah ! Si notre assassin pouvait plagier Gainsbourg
Célébrant comme lui ce « Mister Hyde en moi »
Et sublimer les fleurs des vénéneux émois.
Mais il a d'autres chants et nous cueille à rebours.
81.
Comprendre sans juger nous disait Simenon
Comprendre le pourquoi des exactions humaines
comprendre le comment de ce qui nous malmène
Comprendre le miroir de nos propres démons.
82.
En ces préparatifs de joyeuses ripailles
Le grand maître apparaît, on l'accouche en liesse ;
Des quatrains sibyllins se finit la grossesse ;
Victime et meurtrier vagissent sur la paille.
25/01/2012, Jean-Pierre Bocquet













































