ALEP Le Monde*

ALEP

 

Piégés par les gravats, murés par les décombres,

Des légions d’innocents subissent chaque jour

Dans la cendre et le sang un horrible Oradour ;

Et ce n’est qu’un début, un prologue au plus sombre.

 

Sous la pluie des obus et des bombes sans nombre

Combien d’enfants perdus, sans même un peu d’amour,

Que charcute la mort, dépeçant tour à tour

La chair qui vient de naître et l’âme qui l’encombre ?

 

Et pendant ce temps-là, tout fringants d’allégresse,

Le potentat Poutine et le bourreau Bachar

Vont conchier de concert, se gaver de caviar

 

En se gargarisant de l’enfer qui oppresse

Tous ceux qu’ils voient mourir affolés et hagards,

Ou qu’ils vont sacrifier à leur goût du pouvoir.

 

*Photo Le Monde.fr