marc-chagall-trois-bougies*

2016 D’une année l’autre 2017

 

 

Dans ses jours sans éclat une année moribonde

S’en va comme à regret, sous les regards marris

Des orphelins d’amour, de tous ceux qu’ont taris

Les odieux attentats, la violence immonde.

 

Dès demain l’an nouveau, en concerts de faconde

Enrubanné de vœux de Mossoul à Paris

Va bercer les enfants, la mère et son mari,

De mille paradis de promesses fécondes.

 

Permettez qu’aux vœux pieux la pensée vagabonde

S’arrime un seul instant et que s’ouvre la bonde

Qui peut nous libérer de ce qui nous meurtrit,

 

Que s’y écoule enfin ce que la haine inonde

Et qu’un vœu de beauté soudainement abonde

Où règne la laideur de tous les partis pris.

*Marc Chagall: Les trois bougies