Couv grand maître

 

 

1.  Dans ce polar, les femmes occupent une grande place, car elles sont tout particulièrement l'objet du désir du tueur. Celui-ci les séduit, les enlève et ces dernières disparaissent donc sans laisser de trace. Devant ce qui semble être un enlèvement de grande envergure, les inspecteurss n'auront pas d'autres choix que de se dépêcher. Haletant, avec une écriture nerveuse mais qui colle parfaitement au genre, l'auteur a su capter l'attention de son lecteur. Clementh

Clementh
21/08/12
 

2.  Un Polar - mais doit-il seulement porter ce nom- superbement bien écrit - vraiment métaphysique en pelures d´oignon, sans aucune larme versée – de fait presque comique ou tout à fait grotesque comme les diables d´une danse macabre médiévale ! Il faut pouvoir avoir accès aux clefs pour comprendre l´enfer de Dante ou la visite guidée du panneau droit du jardin des délices de Hieronymus Bosch ! L´âme a quitté le corps sur la diagonale du fou ! Froide inexistence de l´être, pantin articulé/ victime désarticulée de par un cordon ombilical, très marqué par la mécanique d´un grand horloger manipulateur ! Deus ex machina – colorié en pointe sèche aux épices d´un culte d'hyperdulie. Tragicomédie grecque dont le metteur en scène serait Sigmund Jung– ça vaut bien un Oscar carabin !Ici - Tout se manigance au-delà du bien et du mal, les Mondes parallèles assaillants ( Lovecraft) et mielleux d´humanité nue aux relents gothiques et baroques : nous ne pouvons pas omettre que nous sommes en Flandre, dans cette Flandre si superstitieuse aux tatouages catholiques, contre-réformée , pleine de rumeurs et de relents d´inquisition, se réfugiant dans des rituels –le plus souvent laïcs - de rosaires, peut-être alors et encore plus propice au modelage de clones façon Jack the ripper que la perfide Albion victorienne…..En toile de fond, les rejets pestilentiels des sites Seveso, opales et post-industriels, l´urbanisation gangrène et bâtarde, preuves d´une avide et destructrice gouvernance territoriale. Merci pour ces avis partagés ! Parcours toponymique – magnifique screening du littoral et d´une Flandre mystérieuse et bonhomme !Puis, le kitsch en flagrant-délit comme la senteur froide des mégots de gitanes papier maïs du commissariat, cette senteur qui nous colle à la chaine de la vraie vie, enfin celle qui fait mal /– la rédemption – pas l´étiquette d´un domaine vinicole – mais un espace de passage- sans frontière – trop souvent ignoré des autochtones, marqué de trop de violence, sursaut d´espoir vers le paradis, celui d´ une non vierge afghane et de son bébé.En vrac, autant de flashback contextuels vers les œuvres de Robert Bloch autour de jack l´éventreur, Psychose, Lovecraft, Georges Bataille, les larmes d´Eros, Baroque et gothique irisé d´un réalisme cru , jeux de rôle, Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll, Antonin Artaud , théâtre de la cruauté, faits divers et affaires criminels de la voix du nord des années 60…….., Mary Shelley, Lulu Alan Berg, Salo ou les 120 journées de Sodome, C’est arrivé près de chez vous ( avec Benoît Poelvoorde), Metropolis de Fritz Lang… et d´autres.Un Grand maitre dunkerquois / Un Grand d´Œuvre jouant à saute-mouton sur la mosaïque blanche et noire de l´âme humaine – Merci Jean-Pierre !pharoyer@zenon3000.fr ph.a.royer

zenon3000
10/03/12
En vente en librairie  ou  ICI,  ou ICI, ou même ICI ...