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LE PHARE DUNKERQUOIS du 26septembre...: Magazine
26/09/2018
Roman
Un serial killer sur la digue
Bertrand Haquette
Bertrand Haquette

 

La chanson d’Alain Souchon, célébrée par une plaque sur la digue, a servi de point de départ à l’intrigue.

 

 

 

Bray-Dunes: Jean-Pierre Bocquet transforme la plage en un lieu de prédation.

L’endroit si agréable et si tonifiant pourrait perdre ses belles couleurs et son caractère bucolique. Peut-être pas dans la réalité, mais très sûrement dans le polar de Jean-Pierre Bocquet. Son dixième opus est intitulé Tuer n’est pas aimer.
Ce roman évoque l’itinéraire meurtrier de Claude, un serial killer qui ne laisse rien au hasard. Le prédateur choisit longuement ses victimes. « Une première a été supprimée à Paris, puis une autre à Lille et une troisième à Dunkerque. Car cet Arlequin se déplace sans cesse. Il veille à modifier son apparence. Le roman débute avec Ella, une quatrième victime. Elle habite Malo et Claude la rencontre sur la digue de Bray-Dunes » , dévoile Jean-Pierre Bocquet.

Rencontre avec Alain Souchon
Un endroit que l’auteur connaît comme sa poche, notamment « le circuit des dunes, les pannes inondables, la digue » . Et particulièrement l’emplacement d’une plaque commémorative. Elle évoque la venue d’un chanteur. Car au cours de sa longue carrière, Jean-Pierre a servi comme professeur de français au collège de Bray-Dunes, puis à Dunkerque. Et en 2011, une rencontre fortuite le bouleverse : « Je me suis retrouvé nez à nez avec Alain Souchon. Un ami l’avait invité pour le cinquantenaire de l’amicale laïque. » Depuis, l’entêtante ballade du Baiser lui trotte dans la tête. Comme un énième grain de sable impossible à chasser d’une chaussure, poussé « par le vent de Belgique et les flonflons à la française » , la chanson de Souchon a donné naissance à l’intrigue. Celle d’un personnage qui séduit pour mieux tuer. Avec une idée fixe : la victime doit mourir comblée d’amour ! Ce baiser mortel est administré après un cadeau empoisonné : parfum subtil dans lequel Claude a ajouté de l’ocytocine, hormone du bonheur. De quoi mourir au meilleur moment…
L’ESSENTIEL
Jean-Pierre Bocquet habite Téteghem. Cet agrégé de lettres à la retraite a exercé au collège de Bray-Dunes puis au lycée Jean-Bart de Dunkerque.
Avec Tuer n'est pas aimer , les éditions Ravet-Anceau publient son dixième roman.