pou de tete

La chute du parasite

 

 De prestige assoiffés des poux polyvalents

De barbe et de pubis, morpions et parasites,

Se croyaient au pinacle en pompant au plus vite

Dans le cuir chevelu le sang des faux-semblants.

 

Il leur fallait au moins cheveux affriolants

Des plus célèbres rois, tignasses émérites

D’illustres souverains qui toujours les invitent

À vivre en les suçant, en les saignant à blanc.

 

Car le pou se promeut du nectar de ses hôtes,

Entend s’auréoler de tout ce qu’il leur ôte,

Se paya même Hérode et Philippe d’Espagne.

 

Mais à trop en vouloir, ce pou laid, ce pou moche

S’étripe au peigne à poux qui d’un seul coup l’embroche…

À vivre de la trompe, c’est tout ce que l’on gagne.